Etre médecin dans un monde déglingué
Témoignage
Docteur Emile DEVILLERS
Au large, le ciel est chargé d’hypocrites nuages : des cumulovilus, des stratoconsensus, des altoorgueillus,
des cirroangoissus. La marée humaine se déchaîne. Des vagues déferlent. Des courants sous-marins menacent... La société est agitée, désorientée par des troubles internes. Des vents violents secouent les éléments établis. Des maux sournois, insidieux se préparent à imploser. Les équipages n’ont plus le moral. Les capitaines tentent de barrer comme ils peuvent... Les
perturbations sociétales poussent les bâtiments vers les récifs. Des vagues tueuses engloutissent des navires-usines. Les plaques
tectonico-économiques de la croûte terrestre brisent même les équilibres acquis. Des orages grondent... Les parois institutionnelles des coques
se fissurent. La confiance dans des valeurs trop longtemps mélangées s’effrite. Les répères habituels disparaissent. Le système est à la dérive. Les pathologies montantes sont là pour en témoigner. Comment ne pas être ballotté dans pareilles conditions...? Il est même difficile d’y maintenir le cap conjugal ou d’y parvenir.
Editions des vérités
Format : 140 x 205
160 pages.
14,50 euros.
TANARGUE
ou la mort de nos racines
(Réalité) Bernard DUNEAU
"Le Tanargue est une des principales montagnes de la chaîne des Cévennes. Son nom dérive du mot "tonnerre" et on pense qu'elle fut jadis consacrée à Tarann, dieu du tonnerre chez les Gaulois. C'est près de ce lieu mythique et dans le cadre d'une petite ville, que se déroule l'action essentielle, quadrillant plusieurs décennies, sans oublier la période trouble de 39-45. On y voit se profiler, sur un fond d'émouvants paysages cévenols et au travers de destins individuels, la fatale modification de la société qui, dans la seconde moitié du XXème siècle a détruit en quelques années tout un monde rural, ancestral, pour l'y substituer les modes de vie rapides,
faussement confortables, plus que jamais artificiels, sans cesse en quête, malgré tout, de mythologies explicatives."
En délaissant l'entretien de nos racines, de nos valeurs, nous risquons le désagrégation de notre puissance mondiale, au point de connaître la réplique de l'Histoire, tout comme la dernière en date, celle de l'Empire Romain, lequel domina le monde durant tout de même dix-sept siècles. Sauf qu'à ce palmarès, nous décrocherons la médaille pour la durée la plus courte.
Format : 210 x 300
670 pages
26,50 euros
Agathe en maison de retraite
Sylvie Robieux
Avec la participation d’Emile de Viller
La population vieillit de plus en plus, de mieux en mieux. On entre dans l’âge de la retraite parfois tôt, trop tôt. Mais tellement de gens aspirent à y être plus vite que prévu.
Les anciens, les solides ont la réputation d’avoir la peau dure. Leur époque l’a été aussi. Ils se sont fabriqué des carapaces. Il est surprenant de voir dans quelle forme se trouvent certains
de nos aînés - c’est stupéfiant !
Où aller quand on ne veut ou on ne peut plus rester chez soi ? si ce n’est en maison de retraite. Les coûts des séjours dépassent sou-vent les revenus des intéressés...
Agathe était sage-femme indépendante, du temps où cette acti-vité était encore exercée en parallèle des gynécologues-obstétri-ciens naissants. Elle en a conservé tout une autonomie intellec-tuelle.
Elle a connu les chocs de la guerre 39-45. Sa vie en a été boule-versée. Mais sa nature curieuse, non amidonnée de principes et de rigueurs du système, l’a conduite à ouvrir son esprit critique com-me on ouvre des fenêtres. Ses réflexions empreintes de sagesse, avec l’âge, l’ont poussée à revoir et à modeler sa façon de vivre, d’appréhender le présent et tout l’environnement en général.
La lecture de son cheminement fait tomber quantité d’apprêts, de coiffes pleines de pellicules - pour ne pas dire miteuses.
Elle va retrouver un élément moteur qui va réveiller, secouer tout son être.
Format : 210 x 300
160 pages
14,50 euros
Tourismania
Daniel LAPIERRE
Qu’est-ce qui pousse de plus en plus de voyageurs à pratiquer le tourisme de masse, organisé, par tour-opérateurs, au bout du monde?
Besoin d’évasion, de rencontres insolites, anonymes, de fuguer, d’enri-chissements culturels, de découvertes, de dépaysement, de vérifier ses re-pères, de rechercher des ersatz, de se confronter à l’inconnu... Peu échappent à cette frénésie moderne du style consommation rapide, “fast food”. Certains sont devenus de véritables boulimiques du voyage organisé.
Nos vies matérialistes nous obligent à des décompressions de plus en plus exotiques et répétées, quelle que soit la saison. Et des séjours lointains s’avèrent bien moins chers, bien que plus luxueux, que dans l’hexagone.
Quoi de plus édifiant sur le comportement de nos contemporains que de les voir évoluer hors de nos frontières, de leurs barrières ? Chacun libère un brin de quelque chose comme une pieuvre poursuivie. Cela en devient
comique et significatif. C’est aussi tout le principe de la chimie et de ses réactifs lors-qu’on trempe des corps dans des solutés étrangers. Des résultats sur bases peuvent être totalement surprenants.
Daniel Lapierre s’est appliqué à faire jouer ses bandelettes révélatrices, celles que l’on plonge dans des liquides ou substances pour en connaître les variations. Devenu accroc de cette méthode consistant à découvrir “à tout prix”, il est devenu vigie analytique, malgré lui, tant les circonstances l’ont surpris. Vous ne manquerez pas de vous amuser de ces constats, des travers
de nos concitoyens, par une plume et un oeil exercés.
Vous voulez vraiment voyager ? franchir les enclos qui vous entourent, alors,
avant, dégrisez-vous au contact de ce qui vous surprendra peut-être un peu moins par la suite ! Vous partirez, livre en mains, aux quatre coins
du monde, trouvant à chaque ligne des sites captivants et des situations burles-ques. Vous découvrirez la justesse des joies et des misères de ces formules aguichantes.
Ce n’est pas un guide touristique, juste un défibrillateur de notre monde ac-tuel, aux contours virtuels. Les êtres y transpirent tellement, autrement.
Naguère, les voyages étaient réservés à une élite. Aujourd’hui, ils se popu-larisent, créant parfois des mélanges en tout genre, pour raison de “remplis-sage”, grâce aux moyens de transports récents, à grande vitesse.
Un milliard d’humains se croisent ainsi essentiellement dans les aéroports du globe, chaque jour.
Et ce livre vous apprendra comment réaliser des affaires, insolites, pas si loin tout compte fait...
Format : 210 x 300
160 pages
14,50 euros
PERIPH’
Phllippe TAULET
Avec la colaboration de DPM
Solitude, absence de but, déception, désillusion, rage peuvent provo-quer des accélérations, des goûts jusqu’à se trouver pris dans une spi-rale. La vitesse, sur le bitume, s’associe aux éléments atomiques. Tels des météores, des personnages trouvent raison, paix, accalmie, plaisirs sur la route, le
périph’, tout en y admirant les faisceaux lumineux, fugitifs.
Tout le monde court plus ou moins, chacun selon ses obligations, ses
contraintes, ses challenges, ses chimères, ses fantômes, ses obsessions, sa ligne d’arrivée. Certains vont plus vite que d’autres. Ils en arrivent à déranger les plus lents, dans tous les domaines. Les fauteurs de troubles, eux-mêmes “victimes”, placés sur orbite, hors-jeu du système, payent parfois cher leurs dérapages, entraînant des cacophonies générales. Ils sont souvent appelés schizophrènes, même si en réalité, ils sont tout simplement des dégoupillés du couvercle, des extrasystoliques du pal-pitant, des hémorragiques internes. Ils ne sont pas dotés de filtre contre les polluants et il sont allergiques aux solvants, conclusion
: ils en pren-nent plein la cafetière. Et le café quand il a “bouillu”, il est foutu...
Dans périph’, ça décolle. L’ adhérence à l’asphalte, la force gravitation-nelle oblige le lecteur à se tenir au pilote, comme à moto. On est poussé à avaler le livre d’un seul trait, comme un trajet à parcourir d’urgence. Attention ! ça déboulonne...
Format : 210 x 300
128 pages
13 euros